A profile of current and future audiovisual audience

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06/02/2014

Une étude de la Commission Européenne réalisée en 2013 par Harris Interactive auprès de 4 608 européens âgés de 4 à 50 ans dans 10 pays (Allemagne, Croatie, Danemark, Espagne, France, Italie, Lituanie, Pologne, Roumanie et Royaume-Uni).


Faits marquants

Tous consommateurs de films

97% des répondants regardent des films, ne serait-ce qu’occasionnellement. 54% des Européens interrogés en regardent tous les jours, et 56% regardent des séries TV quotidiennement.

 

La télévision et le cinéma comme supports favoris

Les supports de prédilection pour regarder des films sont la télévision (90%), avec majoritairement les programmes gratuits (79%). Viennent ensuite le cinéma (87%) et les DVDs (67%).

A noter que les enfants et jeunes adultes semblent davantage friands de cinéma que leurs ainés : ils regardent davantage de films chez eux sur DVD ou en VoD et vont plus fréquemment au cinéma.
 
Focus sur la consommation gratuite

Le rapport indique que 68% des spectateurs disent télécharger des fichiers gratuitement pour les stocker, et 56% disent regarder des films sur des sites gratuits. Les 16-25 ans sont ceux qui ont davantage recours à ces modes de consommation.

Les motivations avancées sont multiples, et si l’on met de côté le critère d’un coût trop élevé (qui arrive en tête avec 50%), ils incluent le manque de disponibilité (30%), le fait d’avoir manqué la sortie en salle du film et de ne pas avoir envie d’attendre sa sortie en DVD/ à la TV (28%), le manque de temps pour aller au cinéma (23%), un manque de proximité avec des salles de cinéma (11%).

A noter que le manque de disponibilité est un facteur de streaming-téléchargement gratuit  avancé par 44% pour les films européens et 55% pour les films américains.
 

Les critères de sélection d’un film

Quel que soit le support concerné, le bouche à oreille et les prises de décision communes sont déterminants dans le choix du film à regarder. Les 16-25 ans sont plus sensibles aux recommandations de leurs amis et à la publicité.

Dans le cas d’un visionnage en VoD deux éléments sont importants : la recherche par genre d’œuvres et le fait d’avoir déjà entendu parler d’un film.
 

L’importance des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux jouent un rôle non négligeable de prescription : la majorité des spectateurs qui utilisent les réseaux sociaux sont davantage attentifs aux films qui sont « likés » par leurs amis.

Ainsi, 62% des sondés sont susceptibles d’aller regarder la bande annonce et 55% de rechercher des informations sur un film qui a été « liké » par des amis sur Facebook ; et les plateformes de type YouTube et Dailymotion sont le moyen le plus courant pour cela.  92% des 16-25 ans regardent des bandes annonces en ligne. 

 

Typologie

Les auteurs de l’étude ont réalisé une typologie en analysant l’ensemble de l’échantillon (4 608 personnes). Ils sont arrivés à une segmentation en cinq classes :


  • Les « cinévores hyper-connectés » (24%) : digital natives, urbains, plus masculins et jeunes adultes, les plus gros consommateurs de films et de médias.
  • Les « ciné-sélectifs pressés et indépendants » (22%) : se retrouvent davantage parmis els femmes de 26650 ans, actives, travaillant dans des professions intellectuelles. C’est le second groupe le plus important en termes de consommation de films.
  • Les « fans de blockbusters »  (16%) : regardent surtout des blockbusters américains et peu de films européens.
  • Les « butineurs de hits » (21%) : regardent moins de films, il s’agit plus de femmes jeunes, vivant en milieu semi-urbain/rural, encore étudiantes.
  • Les « ciné-indifférents » (16%) : ils regardent le moins de films et se tiennent à l’écart de la plupart des activités culturelles (à l’exception de la TV et des jeux vidéo).

 

Quelques remarques

 

Si l’étude présente des enseignements intéressants et permet d’obtenir une vision globale de la consommation de films en Europe, elle présente par certains aspects quelques points de vigilance :

 

  • Si la taille d’échantillon globale est excellente, lorsque l’on regarde le nombre d’interviews réalisés par pays on arrive à des tailles modestes : environ 450 par pays. Pour rappel, la marge d’erreur pour un résultat à 50% et un échantillon de 450 personnes est de 4,7%.
  • Pour chaque pays, l’échantillon est représentatif des individus âgés de 50 ans et moins, ce qui occulte une part non négligeable des consommateurs de films.
  • Environ 10% de l’échantillon est en revanche composé d’enfants de 4 à 9 ans, ce qui peut être un parti pris discutable étant donné le sujet de l’étude.
  •  Le questionnaire ne fait jamais mention de consommation illégale/illicite/piratage, mais de « téléchargement/streaming gratuit », ce qui peut potentiellement inclure des offres légales (comme la catch-up TV le cas échéant).  

 

 

Type de document: Etude

Date: 06-02-2014

Editeur: Harris Interactive - Commission Européenne

Format: PDF

Accédez au document:

http://www.mediametrie.fr/internet/communiques/l-audience-de-la-video-sur-internet-en-decembre-2013.php?id=1014&_tmc=vpHQvRu-KCHz4MGzU7ozgUN61PPqtOnlKx0zn_jPO2g#.UvoLgPuEinl

Pagination: 856 p.

Méthodologie: Quanti