Information et discussions sur l'étude "Digital Music Consumption on the Internet : evidence from clickstream data"

  • Imprimer
  • Réduire la taille du texte
  • Augmenter la taille du texte
  • Partager sur Twitter
  • Partager sur Facebook

10/04/2013

Dans le cadre de sa mission légale d’observation et après s'être entretenue avec les auteurs, l'Hadopi explicite la méthodologie et les résultats de ces travaux publiés par la Commission Européenne.

La Commission Européenne a publié une étude sur la consommation de musique sur Internet, dont l'objectif est de s'intéresser aux liens entre le téléchargement illégal, la consommation en streaming légal et les achats légaux en ligne. Ces travaux de recherche proposent une première modélisation économétrique de la consommation de musique sur Internet.


Télécharger l'analyse

English version

 
Consommateurs

Ils apportent ainsi un éclairage mathématique sur les utilisateurs et leurs pratiques. Ils confortent et précisent plusieurs résultats apportés par des études pour lesquelles le recours aux méthodes déclaratives pouvait imposer quelques réserves. Il s’agit notamment de l’analyse de l'influence des données sociodémographiques (âge, CSP, Pays, etc.), de la variété des pratiques et de leur intensité, de la multiplicité des paramètres (comme les pratiques socio-culturelles, la nature de l’offre, le cadre législatif, l’intérêt de l’individu pour la musique en général, etc).


Consommation

Il est important de préciser que ce modèle dense ne permet pas pour autant d’établir de lien de cause à effet entre le téléchargement illégal, le streaming légal, et les achats légaux. En particulier, l’étude ne démontre absolument pas certaines positions, mises en valeur dans ses conclusions générales, selon lesquelles le piratage de musique numérique ne se substituerait pas aux achats de musique numérique et de fait n’impacterait pas négativement les revenus de la musique dématérialisée. (L'impact sur le marché physique n'est ni traité, ni remis en question).

 
Discussions

En effet, comme le précisent les auteurs, le territoire de consommation considéré et les modélisations mathématiques employées ne permettent en réalité aucune conclusion de ce type. L'analyse du Département Recherche, Etudes et Veille précise les éléments techniques et mathématiques en jeu : Télécharger l'analyse.
 

Si une interprétation pratique devait être apportée, elle consisterait davantage à conforter l'existence d’une typologie d’utilisateurs, grands amateurs et grands consommateurs d’Internet, de biens culturels en général et de musique en particulier, se rejoignant dans la mixité de leurs pratiques légales et illégales, telle que notamment mise en exergue par le baromètre usage Ifop-Hadopi (consultable ici).