3ème vague du Baromètre de l'Offre légale

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10/06/2014

Dans le cadre de sa mission d’observation des usages l’Hadopi a mis en place un baromètre dédié à l’offre légale de biens culturels dématérialisés. L’Hadopi publie les résultats de la troisième vague de ce Baromètre de l'Offre légale.

Cette étude a été menée par l’institut d’études Harris Interactive auprès d’un échantillon national représentatif des internautes de 15 ans et plus.


Télécharger le rapport d’étude
 

Télécharger la note de présentation



1)  72% des consommateurs connaissent l’offre légale 

La connaissance de l’offre légale reste globalement stable : 72% de ceux qui consomment des biens dématérialisés déclarent connaître au moins une offre légale (en légère hausse non significative vs. 68% en vague 2 et 70% en vague 1).
 
2)  Les indices d’attractivité se stabilisent
 
L’indice composite d’attractivité de l’offre légale dans son ensemble s’établit aujourd’hui à 59/100 (en baisse vs. 62/100 en vague 2), pour se rapprocher du niveau de la vague 1 (60/100). Les indices composites d’attractivité par catégorie de bien se stabilisent avec:

  • un même groupe de tête globalement homogène: Jeux vidéo (63/100), Logiciels (62/100), Photos (62/100), Musique / Vidéo clips (62/100) et Livres (60/100)
  • un groupe en retrait : les Séries TV et les Films se situent en fin de classement (respectivement 56 et 54/100), pénalisés notamment par le prix et la faible récence perçue de l’offre.


A noter : concernant les Livres, la tendance à la baisse observée en vague 2 (57/100) ne se vérifie pas, l’indice en vague 3 (60/100) se rapprochant de celui obtenu en vague 1 (62/100).

3)   Les faiblesses perçues sur l’offre légale de films et séries TV persistent

Comme lors des vagues précédentes et quel que soit le bien culturel considéré, l’offre légale est jugée de bonne qualité technique (78%) et chère (à 81% pour l’offre légale dans son ensemble).
 
Ces deux critères (notamment le prix) s’avèrent ainsi peu discriminants dans le calcul de l’indice d’attractivité dans la mesure où ils présentent peu de variation par bien culturel (le prix est un critère généralement mal noté lorsqu’on s’intéresse à la satisfaction des consommateurs, un effet qui a pu être accentué dans le cas des biens culturels dématérialisés, par l’existence d’une offre illicite gratuite).

En revanche, les critères de satisfaction, de facilité à trouver, de variété et, dans une moindre mesure, de récence présentent des différences notables d’appréciation, et influent donc davantage sur le calcul de l’attractivité des biens. En l’occurrence : 

  • La satisfaction, critère global, fait apparaître, comme dans l’indice final, une dichotomie entre deux groupes : photos, jeux vidéo, logiciels, musique/vidéo clips et livres (autour de 70%) d’un côté ; de l’autre les films (55%) et les séries TV (58%) plus en retrait.
  • La facilité à trouver et la variété/ le choix présentent les mêmes disparités entre ces deux groupes de biens, avec les films et séries TV plus en retrait.
  • Enfin, la récence montre des différences de perception un peu moins marquées, avec néanmoins toujours les films et séries TV, ainsi que la photo, moins bien perçus sur ce critère.